Une méditation avec Benoît XVI

Evangile selon St Marc , chap 4, v 30 à 32

« Jésus disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?

Il est comme un grain de sénevé : quand on le sème en terre, il est la plus petite de toutes les semences.

Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

 

Quand il était encore Cardinal, Benoît XVI écrivait : « Les grandes choses commencent toujours par une graine de sénevé, et les mouvements de masse ont toujours une courte durée ».

Et devenu Pape, il utilisait encore cette référence dans l'Audience du 28 novembre 2012 :

« La question centrale que nous nous posons aujourd’hui est la suivante : comment parler de Dieu à notre époque ? Comment transmettre l’Évangile, pour ouvrir la route à la vérité salvifique dans les cœurs souvent fermés de nos contemporains et dans leurs esprits parfois distraits par les nombreux phares éblouissants de notre société ? Jésus lui-même, nous disent les évangélistes, en annonçant le Royaume de Dieu s’est interrogé sur cela : « Comment allons-nous comparer le Royaume de Dieu ? ou par quelle parabole allons-nous le figurer ? » (Mc 4, 30). Comment parler de Dieu aujourd’hui ? La première réponse est que nous pouvons parler de Dieu, parce qu’Il a parlé avec nous. La première condition pour parler de Dieu est donc l’écoute de ce qu’a dit Dieu lui-même. Dieu a parlé avec nous ! (...)

Parler de Dieu veut dire avoir bien clair ce que nous devons apporter aux hommes et aux femmes de notre temps ; non pas un Dieu abstrait, une hypothèse, mais un Dieu concret, un Dieu qui existe, qui est entré dans l’histoire et qui est présent dans l’histoire ; le Dieu de Jésus Christ comme réponse à la question fondamentale du pourquoi et du comment vivre. C’est pourquoi parler de Dieu exige une familiarité avec Jésus et son Évangile, suppose notre connaissance personnelle et réelle de Dieu et une forte passion pour son projet de salut, sans céder à la tentation du succès, mais en suivant la méthode de Dieu lui-même. La méthode de Dieu est celle de l’humilité Dieu se fait l’un de nous — c’est la méthode réalisée dans l’Incarnation dans la maison simple de Nazareth et dans la grotte de Bethléem, celle de la parabole du grain de sénevé. Il ne faut pas craindre l’humilité des petits pas et avoir confiance dans le levain qui pénètre dans la pâte et lentement la fait croître (cf.Mt 13, 33). Pour parler de Dieu, dans l’œuvre d’évangélisation, sous la conduite de l’Esprit Saint, il est nécessaire de retrouver la simplicité, de revenir à l’essentiel de l’annonce : la Bonne Nouvelle d’un Dieu qui est réel et concret, un Dieu qui s’intéresse à nous, un Dieu-Amour qui se fait proche de nous en Jésus Christ jusqu’à la Croix et qui dans la Résurrection nous donne l’espérance et nous ouvre à une vie et qui n’a pas de fin, la vie éternelle, la vraie vie. »

Date de dernière mise à jour : 10/08/2015

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